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| Face aux volcans du Velay et à la trouée de l’Allier, Charraix affiche sa nature margeridienne : le granite, ici, affleure et construit d’impressionnants chaos rocheux que le Moyen Âge a souvent fortifiés. D’étranges croix à boules prolongent ce paysage tout en rondeurs rocheuses et distillent une ambiance mystérieuse. Puis le chemin redescend vers l’Allier jusqu’à Prades. On remonte ensuite le long des gorges de la Seuge, sauvages et cristallines, pour atteindre un replat de la Margeride, à Cubelles. Le chemin se poursuit en rive gauche de la Seuge et rejoint Saugues. | ![]() |
Le mystère demeure autour des croix à boules de Charraix. |
D Face au panneau de l’ONF, laisser une large piste partir à travers le bois en face, et emprunter le chemin herbeux qui longe ce même bois sur la gauche. On atteint une petite carrière puis une route que l’on traverse (sur la droite, point de vue sur la vallée et les gorges de l’Allier), pour suivre une large piste en face jusqu’à rejoindre la D567. 1 Tourner à droite sur cette route jusqu’au village de Charraix. Dans le village, au niveau de la fontaine (croix à boules), descendre à droite en direction de Fougerettes en passant sous une belle |
maison forte construite sur un rocher. Délaisser la route qui descend sur la gauche vers le hameau, puis celle qui part à droite au niveau d’une autre croix à boules. Continuer en face sur environ 150 mètres. 2 Au réservoir d’eau, descendre sur le chemin à gauche jusqu’à Fougerettes. Dans le village, traverser la route pour emprunter un petit sentier qui descend sur la gauche de la première maison. On rejoint un chemin herbeux plus Conséquent, que l’on suit à gauche jusqu’à la route. La suivre à droite et passer | le pont
du Moulin de Martin. 3 La route devient piste. A la fourche, continuer à gauche (légèrement sur la gauche, point de vue sur la vallée et les gorges de l’Allier), le chemin remonte vers un sous-bois puis il commence à redescendre fortement. 4 Continuer de descendre sur un chemin caillouteux en délaissant un petit sentier qui monte à droite. Arrivée au village de Prades, tourner à droite pour rejoindre le centre du village, passer sous le pont de chemin de fer. 5 Continuer ensuite à |
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droite
vers l’épicerie. Après avoir passé un pont sur la Seuge, tourner à droite
pour longer celle-ci en direction de Notre-Dame d’Estours. Repasser sous
un pont de chemin-de-fer et monter. 6 Quitter la route en pleine côte pour
un chemin à droite qui longe la Seuge avant de s’élever fortement. Il devient
ensuite sentier. Virer à droite sur un large chemin. 100 mètres plus loin,
monter sur la gauche. 7 Alors que le
large
Sentier margeridien. |
chemin continue sur la gauche, le quitter pour un sentier peu marqué qui descend à droite. Il passe dans une hêtraie et, après une courte pente, accède à une crête ( en face, vue sur Notre-Dame d’Estours et les gorges de la Seuge), puis rejoint la chapelle de Notre-Dame d’Estours. 8 Faire le tour de la chapelle puis redescendre vers la Seuge, traverser celle-ci et remonter par un sentier sinueux à travers une hêtraie. Délaisser un sentier à droite pour accéder au plateau (sur la droite, vue sur les gorges de la Seuge, le Devès et Notre-Dame d’Estours) et atteindre l’église de Cubelles. 9 Au croisement | (croix en fer), tourner à angle droit sur une voie goudronnée à gauche. Passer à côté d’une croix de pierre, puis monter la route à droite. Après une partie plane, on grimpe une côte pour atteindre Le Mont. 10 Au croisement de routes, s’engager à gauche. Au croisement suivant, près de la fontaine, virer une nouvelle fois à gauche en direction de Cubizolles (sur la droite, vue sur les crêtes de la Margeride, le Mont Mouchet et le Montchauvet). Rester sur cette route pour descendre à Cubizolles. Tourner sur une petite route à droite qui quitte le bourg. 11 Après 200 mètres environ, quitter la route qui va grimper |
| pour un chemin à gauche. Au carrefour suivant, on le suivra à droite à angle droit, pour surplomber la Seuge (chemin herbeux), passer un aqueduc et rejoindre une maison. 12 Contourner celle-ci par la droite. Le chemin monte, puis se poursuit en bordure de la Seuge. Ignorer à gauche le chemin d’accés à un hameau pour continuer tout droit en direction des maisons (silo-tour). Le chemin devient goudronné. 13 Au croisement, s’engager à gauche sur un chemin large et plat, longer un canal et atteindre une patte d’oie de voies goudronnées. Suivre la voie de gauche qui franchit la Seuge sur un pont étroit. 14 Au croisement, suivre la route à droite en direction du cimetière. Le longer, puis entrer dans Saugues par la rue des Bories après avoir laissé le bâtiment de l’équipement et des rues partant de droite et de gauche. |
Les Croix à Boules Les croix à boules de Charraix restent énigmatiques et sont sujettes à de nombreuses discussions. De granite avec des boules en tuf rouge pour certaines, de granite toute entière, ou bien encore de fer et de granite, ce type de croix est localisé autour de Charraix. D’après les renseignements locaux, il paraîtrait que ces croix à boules auraient été construites entre 1850 et 1870, pendant le séjour de l’abbé Brustel à la cure de Charraix. Ce serait pour honorer le patronage de la fête de Charraix le 14 septembre, pour l’exaltation de la sainte Croix, que l’abbé Brustel fit tailler ces croix (ainsi que celle de Fougerettes), les implantant l’une après l’autre sur sa paroisse. La plus curieuse reste certainement celle de Fougerettes. Un corps de fer avec sept boules de granite : « une croix en trois dimensions ». Il n’y aurait apparemment aucun sens mystique dans cette création originale et unique, même si on pourrait la rapprocher d’un vitrail du XIIe siècle existant à Saint-Denis et représentant le Christ entouré de sept boules reliées entre elles . |
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successifs de coulées basaltiques formant de vastes surfaces tabulaires dominées par une série de volcans, comme le mont Briançon, près de Langeac, ou encore la Durande, au dessus de Saint-Bérain. Il explique aussi l’omniprésence des magnifiques orgues basaltiques, comme celles de Prades, et de leur entassement tout au long de la rivière Allier : soit les coulées se sont engagées dans son lit même, soit elles ont envahi l’une de ses vallées affluentes. Pour les plateaux cristallins de rive gauche, épargnés par ce déluge magmatique, le |
scénario est un peu différent. Vieux de 300 millions d’années, ils n’ont été affectés que par le soulèvement général du Massif Central, accentuant l’érosion et donnant naissance à de profondes vallées (la Seuge, la Desges, la Cronce et la Ramade, affluents de l’Allier). |
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LES SPORTS D’EAUX
VIVES Les gorges de l’Allier se prêtent admirablement à la pratique des sports d’eau vive, favorisés par l’aménagement de plusieurs aires d’embarquement et de débarquement, tout au long de la rivière. Kayaks, canoës et raftings doivent cependant se plier à une réglementation très stricte : la navigation n’est autorisée (pour les non licenciés Fédération Française de Canoë Kayak) que du 31 mars au 15 octobre et de 10h à 18h . |
| LA CHAPELLE SAINTE-MARIE-DES-CHAZES | ||
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années du XIIIe siècle, probablement par l’abbaye des Chazes, mais la destination de cet édifice reste obscure. Etait-ce un simple prieuré ? Le bâtiment qui flanquait le côté gauche de l’église aurait été la demeure de la prieure. Mais la découverte de nombreuses inhumations aux abords des murs extérieurs suggère la présence d’un cimetière, ce qui accréditerai la thèse d’une possible chapelle paroissiale. A la suite de gros orages, le clocher et une partie de la façade s’écroulent le 15 |
juillet 1904. Les travaux se terminent en février 1909. Les escaliers extérieurs sont récents, datant de 1932. Outre son architecture très simple, c’est son implantation, entre la rivière et les falaises basaltiques qui lui assure son succès.
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LES OISEAUX DE
LA VALLEE
On dénombre plus de 19 espèces différentes de rapaces, dont le circaète Jean-le-Blanc. Cet aigle d’1,80 m d’envergure s’observede la mi-mars à la fin septembre. Il se nourrit exclusivement de Reptiles, plus nombreux parmi les landes qui colonisent les anciennes terrasses. On peut également observer l’étonnant Cincle Plongeur en bordure de ruisseau, oiseau trapu à plastron blanc et dos sombre, qui saute de pierre en pierre et marche sous l’eau sans difficultés pour se nourrir de larves. |
| LA CHAPELLE NOTRE-DAME D’ESTOURS | ||
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Un halo de légende
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| Une
chapelle récente Aucune trace archéologique sur le rocher ne vient justifier la présence d’un édifice à cet endroit. La fondation de la chapelle est attribuée par la tradition à la même origine seigneuriale. Le présent |
édifice ne fut construit qu’au siècle dernier. Notre-Dame d’Estours reste un site remarquable, bâti en surplomb des gorges de la Seuge qui illustrent les tourments subis par les reliefs cristallins de la rive gauche de l’Allier depuis 300 millions d’années. Une ère de bête En mai 1767, époque durant laquelle sévit la bête du Gévaudan, un pèlerinage est organisé à Notre-Dame d’Estours où l’on supplie la Vierge de mettre fin aux épreuves des populations. Les Chastel, dont la famille est célèbre pour avoir terrassé la bête un mois plus tard, participent à ce pèlerinage avec leur paroisse. | |
![]() La façade et le clocher à arcades ne datent que du XIXe siècle. |
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